En 2001, un gamin de dix-neuf ans passe un essai privé avec les Spurs, à Chicago. En face de lui, Lance Blanks, un ancien joueur NBA chargé de le tester. Il le démolit.
Au bout de dix minutes, Gregg Popovich veut arrêter les frais. Son verdict tient en deux mots : trop tendre. Pas assez dur pour tenir la mène à San Antonio. Dossier classé.
Le gamin s’appelle Tony Parker.
La cassette
Sauf qu’un employé subalterne de la franchise refuse d’en rester là. Il monte une cassette vidéo qui répond, point par point, à chacune des objections de son entraîneur. Il finit par arracher aux Spurs un second essai.
Le second essai
Cette fois, Parker tient le choc face à Blanks. Les Spurs le sélectionnent en vingt-huitième position de la draft 2001.
Vingt-huitième. Vingt-sept choix étaient passés avant eux.
Suivront quatre titres NBA, un trophée de meilleur joueur des finales, et une intronisation au Hall of Fame en 2023.
L’employé subalterne à la cassette a par la suite fait aussi parler de lui : c’est Sam Presti.
Le Réveil