Où on en est. Denver a fini la saison 2025-26 à 54 victoires pour 28 défaites, troisième de l’Ouest. Puis Minnesota l’a sorti au premier tour, 4 à 2, avec un dernier match perdu 110-98 le 1er mai. C’est la deuxième élimination par les Timberwolves en trois printemps.
Le paradoxe en deux chiffres. La meilleure attaque de la ligue : 122,6 points pour 100 possessions, premier sur trente. La défense : 117,4 concédés, vingt et unième. Denver marque plus que tout le monde, et laisse marquer plus que presque tout le monde.
Ce que l’adversaire en a dit. Le 21 avril, après le deuxième match de la série, Jaden McDaniels a donné le plan de jeu de Minnesota à voix haute : « Attaquer Jokić, Jamal, tous les mauvais défenseurs. » Puis, relancé : « Oui, ce sont tous de mauvais défenseurs. » Le plan a fonctionné. Au sixième match, McDaniels a marqué 32 points et tenu Jamal Murray à 4 tirs réussis sur 17.
Ce qui a changé cet été. Peu de choses, et la direction l’assume, à une exception près, imposée par la taxe de luxe.
- Départ de Peyton Watson, parti à Cleveland dans un échange à plusieurs équipes. Ce n’était pas un choix : après avoir égalé l’offre faite à Spencer Jones, Denver avait dépassé le second seuil de la taxe de luxe, et garder Watson au prix proposé par Cleveland (88 millions sur quatre ans) aurait fait exploser la facture. Denver a reçu des choix de draft, pas de joueur. Watson était l’un des rares profils défensifs de l’effectif ; en janvier, il tournait à 21,9 points et 46,2 % à 3 points.
- Arrivée de DeMar DeRozan, 37 ans, un an au salaire minimum des vétérans. Six fois All-Star, un marqueur. Il commencera sur le banc, ce qui ne lui était plus arrivé depuis sa saison de débutant, en 2009-10.
- Arrivée de Marvin Bagley III, 27 ans, un an au minimum, pour remplacer Jonas Valančiūnas derrière Jokić.
- Spencer Jones reste : Oklahoma City lui avait proposé deux ans et 11,75 millions ; Denver a égalé.
Nikola Jokić. 31 ans, trois titres de MVP. La saison passée : 27,7 points, 12,9 rebonds, 10,7 passes, deuxième du vote MVP. Il lui reste deux saisons de contrat, la seconde en option. Il a dit vouloir finir sa carrière à Denver, mais ne prolongera pas avant l’été 2027, quand un contrat plus long lui sera accessible.
L’effectif. L’entraîneur David Adelman a précisé que l’arrivée de DeRozan ne change pas le cinq de départ. Jokić et Murray en restent le centre. Aaron Gordon veut retrouver une saison pleine après seulement 36 matchs l’an dernier.
Les trois questions de la saison.
- Qui défend ? L’effectif a perdu un défenseur et gagné deux attaquants, après une saison à la 21e défense de la ligue.
- La profondeur autour de Jokić : la direction a défendu son immobilisme de l’été, une partie des observateurs l’a jugé insuffisant après une sortie au premier tour.
- L’avenir de Jokić : il ne prolonge pas avant 2027, avec la possibilité de sortir de son contrat cet été-là.
Trois dates à cocher. La nuit du 28 au 29 décembre, Minnesota vient à Denver (4 h 30). Trois jours plus tard, le 31 décembre à 22 h, Denver joue à Minnesota : pour une fois, le match tombe à une heure où tout le monde est debout. Et la nuit du 18 au 19 mars, Cleveland vient à Denver (2 h), avec Peyton Watson dans l’autre maillot.
Premier match. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, à 3 h 30 heure européenne, à Oklahoma City.
Le chiffre. 1 et 21. Premier en attaque, vingt et unième en défense.
Ce que le Réveil va regarder. L’intégration de DeRozan dans le collectif et son apport en points en sortie de banc. Comment remonter l’efficacité défensive de l’équipe ? Si Alpha Diallo, Spencer Jones ou Cam Whitmore ont plus de temps de jeu, ce sera au prix de quel sacrifice offensif ?
L’Ouest a OKC, les Spurs et les Wolves. Denver a Jokić, DeRozan, et l’espoir que personne ne se tord la cheville avant avril.
Le Réveil